Conférence-débat le 21/12 « Zelda Fitzgerald. Femme libérée ou sous influence ? » par Michel Coddens

L’Espace analytique de Belgique (EaB) organise son cycle de « Conférences-débats du lundi à Mons » 2015-2016 sur le thème « Le sujet, la sexuation, la sexualité ».

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Dans ce cadre, le 21 décembre 2015 de 18h30 à 20h00, Michel Coddens (Psychologue, psychanalyste à Bruxelles. AME de l’Ecole psychanalytique des forums du champ lacanienabordera le thème : « Du sujet en cas de psychose, Zelda Fitzgerald, Femme libérée ou sous influence ? »

Discutants : Patrick De Neuter (EaB) et Marc Dubois (EaB)

Présidente de séance : Catherine Martens (invitée)

Lieu : Salle de séminaire de la clinique St-Joseph – Avenue Baudouin de Constantinople, 1 à 7000 Mons

Renseignements et inscription : schonne.isabelle@skynet.be

Participation aux frais : 10 € par soirée (5 € pour les étudiants et les demandeurs d’emploi)

Accréditation INAMI demandée

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Promenade psychanalytique, « Toutes les phobies n’en sont pas » avec Martine Menès (reportée en 2016)

The-Sick-Child-Munch

Suite aux attaques terroristes du 13 novembre à Paris, la conférence du 13 novembre n’a pu se tenir. Elle sera probablement reportée à une date en 2016.

Martine Menès devait être présente à Bruxelles pour une conférence débat intitulée « Toutes les phobies n’en sont pas » le samedi 14 novembre 2015 à 14h.

« Il y a chez tout petit sujet dans son parcours d’enfance une traversée phobique dont il faut repérer la banalité de structure.
A la limite, c’est l’absence de cette phobie transitoire, dont l’objet quasi universel : le loup, le noir… signe la fonction symbolique, qui interroge.
Mais toute angoisse n’est pas phobique, lui trouver un objet en serait plutôt un mode de traitement. » Martine Menès

Texte de présentation par Michel Coddens et Manuelle Krings :

« Les Promenades Psychanalytiques, que nous reprenons après un long silence, ont choisi comme thème cette année la phobie. Il se situe dans le prolongement de celui arrêté par les Collèges de Clinique Psychanalytique organisés par l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien.

Les Promenades Psychanalytiques s’adressent à quiconque s’intéresse à la psychanalyse d’orientation lacanienne, que ce soit au titre d’analyste, d’analysant ou d’aficionado. Elles ont pour objet de faire état des avancées théoriques dans le champ de la psychanalyse et de leur donner des outils susceptibles d’orienter et de baliser le travail.

Les phobies, les paniques sont-elles des problématiques univoques contemporaines ou l’expression singulière de la réalité psychique d’un sujet en souffrance ?

Plus spécifiquement en ce qui concerne la phobie : comment la penser ? Comment l’aborder ? De quoi est-elle l’expression symptomatique ?

Y a-t-il des spécificités dans l’abord clinique de la phobie chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte ?

Qu’en dit la psychanalyse ?

Identifiée de longue date par la psychiatrie classique, la phobie renvoie dans le discours commun à la peur irraisonnée provoquée par un animal (loup, serpent,…), un objet (ascenseur,…), une situation (avion,…). Elle apparaît à titre transitoire chez beaucoup d’enfants.

En 1909, Freud commente la phobie du petit Hans, qu’il nomme hystérie d’angoisse. Embarrassé par le Wiwimacher, Hans invente « toute une série d’équivalents piaffants », un « tigre de papier » (J. Lacan) qui ont pour fonction de masquer l’angoisse de castration.

Quant à lui, Lacan noue la phobie à la métaphore paternelle : elle est une suppléance à la carence paternelle. En effet, le père de Hans n’est pas suffisamment interdicteur pour empêcher les dents de la mère de se refermer sur lui (la morsure du cheval). La phobie, c’est la peur de toute une série d’objets – des mots en fait (le cheval, le loup,…) – qui sont autant de signifiants censés protéger le sujet contre l’angoisse de castration.

La phobie crée ainsi un espace à ne pas transgresser, d’où les conduites d’évitement. Si le désir insatisfait caractérise l’hystérie, si le désir impossible est propre à la névrose obsessionnelle, le désir prévenu indexe la phobie. C’est en quoi « la phobie est un avant-poste, une protection contre l’angoisse », comme nous l’enseigne Lacan.

Dans son séminaire d’un Autre à l’autre, Lacan rappelle que la phobie est une « plaque tournante » entre névrose et perversion. Confronté au manque pénien de la mère, à la castration féminine, le sujet peut la symboliser sur un mode névrotique en utilisant le signifiant phobique ou sur un mode pervers en la déniant par un objet fétiche.

Pour nouer avec la « subjectivité de notre époque », on retrouve également le signifiant phobie dans le champ social : on le relève dans des concepts tels que xénophobie, islamophobie, homophobie,… : le danger vient de l’autre, de l’altérité et la crainte qu’il suscite est ornée de ce suffixe : -phobie. La psychanalyse a vite fait de montrer que le danger n’est pas cet autre extérieur, mais cet autre en moi que je ne reconnais pas.

Les conférenciers déplieront ces problématiques et en débattront avec le public. »

Lors de la prochaine promenade, nous aurons le plaisir de recevoir le Dr Marc Strauss le 12 mars 2016. Le titre de sa conférence sera précisé ultérieurement.

Adresse : Auberge de Jeunesse Jacques Brel, Rue de la Sablonnière, 30, 1000 Bruxelles

Renseignements : Michel Coddens 0495 250 035 mcoddens@skynet.be

Journées EPFCL-France, 28-29/11 : « Le psychanalyste dans le monde d’aujourd’hui »

JN2015-miniAffiche-margeLes Journées EPFCL-France 2015 se tiendront à Paris les 28 et 29 novembre sur le thème « Pour une relecture du Malaise dans la civilisation ».

Plus d’informations : Forums du champ lacanien France.

Renseignements : +33 1 56 24 22 56 secretariat-epfcl-france@epfcl.fr

Adresse : Maison de la Chimie 28 rue Saint Dominique, 75007 Paris