Activités

1. PROMENADES PSYCHANALYTIQUES

Texte de présentation par Michel Coddens et Manuelle Krings :

« Les Promenades Psychanalytiques, que nous reprenons après un long silence, ont choisi comme thème cette année la phobie. Il se situe dans le prolongement de celui arrêté par les Collèges de Clinique Psychanalytique organisés par l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien.

Les Promenades Psychanalytiques s’adressent à quiconque s’intéresse à la psychanalyse d’orientation lacanienne, que ce soit au titre d’analyste, d’analysant ou d’aficionado. Elles ont pour objet de faire état des avancées théoriques dans le champ de la psychanalyse et de leur donner des outils susceptibles d’orienter et de baliser le travail.

Les phobies, les paniques sont-elles des problématiques univoques contemporaines ou l’expression singulière de la réalité psychique d’un sujet en souffrance ?

Plus spécifiquement en ce qui concerne la phobie : comment la penser ? Comment l’aborder ? De quoi est-elle l’expression symptomatique ?

Y a-t-il des spécificités dans l’abord clinique de la phobie chez l’enfant, l’adolescent ou l’adulte ?

Qu’en dit la psychanalyse ?

Identifiée de longue date par la psychiatrie classique, la phobie renvoie dans le discours commun à la peur irraisonnée provoquée par un animal (loup, serpent,…), un objet (ascenseur,…), une situation (avion,…). Elle apparaît à titre transitoire chez beaucoup d’enfants.

En 1909, Freud commente la phobie du petit Hans, qu’il nomme hystérie d’angoisse. Embarrassé par le Wiwimacher, Hans invente « toute une série d’équivalents piaffants », un « tigre de papier » (J. Lacan) qui ont pour fonction de masquer l’angoisse de castration.

Quant à lui, Lacan noue la phobie à la métaphore paternelle : elle est une suppléance à la carence paternelle. En effet, le père de Hans n’est pas suffisamment interdicteur pour empêcher les dents de la mère de se refermer sur lui (la morsure du cheval). La phobie, c’est la peur de toute une série d’objets – des mots en fait (le cheval, le loup,…) – qui sont autant de signifiants censés protéger le sujet contre l’angoisse de castration.

La phobie crée ainsi un espace à ne pas transgresser, d’où les conduites d’évitement. Si le désir insatisfait caractérise l’hystérie, si le désir impossible est propre à la névrose obsessionnelle, le désir prévenu indexe la phobie. C’est en quoi « la phobie est un avant-poste, une protection contre l’angoisse », comme nous l’enseigne Lacan.

Dans son séminaire d’un Autre à l’autre, Lacan rappelle que la phobie est une « plaque tournante » entre névrose et perversion. Confronté au manque pénien de la mère, à la castration féminine, le sujet peut la symboliser sur un mode névrotique en utilisant le signifiant phobique ou sur un mode pervers en la déniant par un objet fétiche.

Pour nouer avec la « subjectivité de notre époque », on retrouve également le signifiant phobie dans le champ social : on le relève dans des concepts tels que xénophobie, islamophobie, homophobie,… : le danger vient de l’autre, de l’altérité et la crainte qu’il suscite est ornée de ce suffixe : –phobie. La psychanalyse a vite fait de montrer que le danger n’est pas cet autre extérieur, mais cet autre en moi que je ne reconnais pas.

Les conférenciers déplieront ces problématiques et en débattront avec le public. »

Martine Menès sera présente à Bruxelles le 14 novembre 2015 à 14h pour une conférence débat intitulée « Toutes les phobies n’en sont pas ».

Il y a chez tout petit sujet dans son parcours d’enfance une traversée phobique dont il faut repérer la banalité de structure.
A la limite, c’est l’absence de cette phobie transitoire, dont l’objet quasi universel : le loup, le noir… signe la fonction symbolique, qui interroge.
Mais toute angoisse n’est pas phobique, lui trouver un objet en serait plutôt un mode de traitement. Martine Menès

Le Dr Marc Strauss donnera également une conférence dans ce cadre le 12 mars 2016. Le titre de sa conférence sera précisé ultérieurement.

Adresse : Auberge de Jeunesse Jacques Brel, Rue de la Sablonnière, 30, 1000 Bruxelles

Renseignements : Michel Coddens 0495 250 035 mcoddens@skynet.be


2. ATELIER DE LECTURE

Séminaire de Jacques Lacan, LIVRE VII, « l’Ethique de la psychanalyse »

aa« En parlant d’éthique de la psychanalyse, j’ai choisi un mot qui ne me paraît pas de hasard. Morale, aurais-je pu dire encore. Si je dis éthique, vous verrez pourquoi, ce n’est pas pour utiliser un terme plus rare. »

(Jacques Lacan, Le séminaire, livre VII, p.10).

Dans ce séminaire, partant des impasses repérées par Freud, Lacan dégage « le secret du principe de réalité » dont l’opposition au principe de plaisir s’avère non fondée : il se dédouble plutôt entre ce qui est réglé par les lois du langage, en phase avec le principe du plaisir, et un « au-delà », terme central du séminaire. Cet étranger et pourtant intime, Autre absolu du sujet, centre exclu « extime », aussi difficile à nommer qu’a approcher, et que Lacan désigne comme « la Chose » (le das Ding freudien) impose la catégorie du réel. Ainsi, à la différence de la morale qui énonce des règles valables pour tous en s’appuyant sur des idéaux, « la question éthique, pour autant que la position de Freud nous y fait un progrès, s’articule d’une orientation du repérage de l’homme par rapport au réel ».

Un samedi par mois de 10h30 à 12h30 à partir du 19 septembre 2015.

Adresse : Rue Saint Martin 5, 4217 Héron

Renseignements : François Longe 0494 197 531 longefrancois@yahoo.fr


3. ATELIER ECRITURES TOPOLOGIQUES 

sans-titre« Le réel (…) n’est lié que par une structure, si nous posons que structure ne veut rien dire que nœud borroméen. »

(Jacques Lacan, Séminaire L’insu que sait…, séance du 8 mars 1977).

L’épreuve du réel, ce qui vient dire « non » et se refuse à la prise du symbolique, voilà probablement le grand vecteur de la recherche lacanienne. Dès le début de son enseignement, la topologie est présente chez Lacan : schémas, graphes, tore, cross-cap, bouteille de Klein, bande de Möbius,… autant de tentatives pour rendre compte du réel du sujet. Depuis toujours, ce sera la mise en place formalisée de ce que la clinique lui démontre. Mais également une possibilité d’y intégrer l’essentiel du corpus freudien. Donc, rien de nouveau … Et pourtant ! De ces avancées théoriques décisives s’ouvre un abord nouveau de la clinique.

Ce qui importe aujourd’hui c’est de repérer la vertu opératoire des ces objets topologiques : d’un côté, d’éclairer la structure du sujet via les incursions topologiques de Lacan ; de l’autre, d’en dégager une conception originale de l’interprétation et de l’acte analytique.

Atelier en activités depuis 2009 et ouvert à tous !

Un samedi par mois de 10h30 à 12h30 à partir du 10 octobre 2015.

Adresse : Rue Saint Martin 5, 4217 Héron

Renseignements : Patricia Kaiser 0478 637 428 patricia.kaiser007@gmail.com


4. LIRE EN PSYCHANALYSE

Anne-Marie Devaux (AME de l’Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ lacanien) et le Dr Guy Mertens (Questionnement Psychanalytique) proposent une lecture à deux voix des « Ecrits » de Jacques Lacan. Ils y aborderont au cours d’une quinzaine de séances les fondements du work in progress de Lacan.

Deuxième et quatrième jeudi du mois, de 20h30 à 22h30. Première séance : jeudi 8 octobre à 20h30.

Plus d’informations ici.

Adresse : CAL, Campus de la Plaine, ULB, CP-236, Accès 2, Boulevard de la Plaine, 1050 Bruxelles

Renseignements : Anne-Marie Devaux 0497 548 193 devauxam@proximus.be


5. CYCLE DE CONFERENCES COALAP

« Le Forum du Champ lacanien F4 (Belgique) est membre du Coalap. Celui-ci est un collectif regroupant diverses associations de psychanalyse d’orientation lacanienne.

Il est né du désir de créer un espace de rencontres, d’échanges et de travail autour de la pratique et de la théorie psychanalytiques. Il veut également être passeur de la psychanalyse dans la cité. C’est pourquoi il tient compte de ce que Freud a élaboré sur le malaise dans la civilisation.

A cet effet est organisé cette année 2015-2016 un cycle de conférences-débats sur le thème « Les dimensions thérapeutiques de la psychanalyse ». Ce thème a été choisi pour témoigner des effets thérapeutiques de la psychanalyse sur le sujet qui s’y engage. En effet, la psychanalyse ne se réduit pas à une démarche de connaissance de soi. Si l’analyste ne vise pas la guérison en tant que telle, celle-ci, venant de surcroît, n’est pas à négliger pour autant. L’expérience de la cure permet notamment au sujet de se déprendre de certaines identifications aliénantes, de lâcher des idéaux encombrants et d’assumer son mode de jouir le plus intime et le plus personnel. »

Texte de présentation d’Anne-Marie Devaux

Première journée le samedi 24 octobre 2015 de 9h30 à 17h :

  • De 10h à 12h30 : « L’hyperactivité en question »

Dr Patrick Landman (Espace analytique- Espace analytique de Belgique)

  • De 14h à 16h : « Les dimensions thérapeutiques de la psychanalyse »

Michel Coddens (EPFCL), Sylvain Gross (EPSF) (QP) et Pat Jacops (GPP) : trois membres d’associations affiliées au Coalap prendront brièvement la parole sur ce thème à partir d’une articulation théorico-clinique et en vue d’animer le débat avec la salle.

Adresse : Repos des Chasseurs,  Avenue Charle-Albert, 11, 1170 Bruxelles – Accueil à partir de 9h30.  PAF : 10 €, à payer sur place.

Renseignements : Anne-Marie Devaux 0497 548 193 devauxam@proximus.be

Inlichtingen : Wim Galle wim.galle@UGent.be

Coalap à l’initiative des associations suivantes : Acte Psychanalytique, Association freudienne de Belgique, Ecole de Psychanalyse Sigmund Freud, Espace analytique de Belgique, Forums du Champ Lacanien, Gezelschap voor Psychoanalyse en Psychotherapie, Le Questionnement Psychanalytique.

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